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Villenoy, nouveau désert du Pays de Meaux ?

publié le 14 oct. 2016 à 23:44 par Villenoy Avenir
Il y a peu, en apprenant le départ non remplacé de l’une de nos deux médecins généralistes, nous posions la question : Villenoy est-elle devenue un désert médical (cf notre article "Villenoy, désert médical français").

Aujourd’hui nous apprenons le départ de deux nouveaux commerçants de notre ville, le salon de coiffure de la rue Sadi Carnot et la boulangerie, qui surviennent après la fermeture de la fleuriste au début de l’été. A l’heure où nous écrivons ces lignes nous ne savons pas ce que deviendront les locaux actuels. Seront-ils repris ? Pour des activités identiques ? Nous l’espérons, mais rien n’est moins sûr.

Sommes-nous si près d’une grande ville, sommes-nous si peu « consommateurs »des commerces implantés sur notre territoire, que le commerce de proximité serait voué à sa disparition inéluctable ?

Aucun d’entre nous ne peut effet se permettre l’économie de s’interroger sur le sens de ces mouvements, car la présence de commerces et de services sur une commune lui permet de garder vie et offre à ses habitants un service sur place, absolument indispensable, entre autres pour les personnes âgées.

Alors, certes, nous ne sommes pas dans la France profonde où l’on voit de plus en plus la désolation de villages qui perdent successivement tous leurs commerces avant que ne se ferment aussi les volets des maisons d’habitation, mais nous sommes en droit de nous inquiéter et de nous demander si Villenoy n’est pas sur le point de devenir le désert du pays de Meaux.

Mais aussi de nous mettre face à nos responsabilités : de même que l’on vante le consommer français pour continuer à produire français, de même ne devons-nous pas nous astreindre à « consommer » villenoyen pour ne pas voir disparaître notre tissu de commerçants, d’artisans et de services locaux ?

A chacun d’y réfléchir …..

A ce sujet, nous restons dubitatifs sur l’initiative que nous annonce la mairie (cf dernière lettre du maire), où l’on apprend qu'un minibus sera mis à la disposition des personnes âgées pour se rendre chez Leclerc de Mareuil.

L'initiative est louable, nous en convenons, mais comment peut alors réagir le petit commerçant de la supérette Proxy à cette lecture, qui ne travaille qu'avec ces personnes. Son chiffre d'affaire risque fort de s'en ressentir.

D’un autre côté, les prix pratiqués par la grande surface, vu les volumes de leurs ventes, sont plus attractifs et profitent alors aux clients, et justement, sans le service que propose désormais la mairie, ce sont les personnes les plus fragiles, qui ne pourraient en bénéficier.

Ne soyons donc pas manichéens et ne tapons pas aveuglément sur telle ou telle décision, la critique est toujours facile, mais ne nous étonnons pas dès  lors de voir disparaître les commerces de proximité, nous en sommes en grande partie les fossoyeurs. Avouons que, tiraillés entre des intérêts antagonistes, nous avons peine, à quelque niveau que nous soyons, représentants locaux, consommateurs, individus, à nous départir de ces considérations se contrariant les unes les autres.

Mais soyons conscients que nous sommes tous, à notre petit niveau, responsables de la disparition des commerces et des services de proximité, à notre propre détriment.

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