QUELLES ECOLES à VILLENOY DEMAIN ?

Villenoy, le 04/12/2018

Sachez que l’article publié sur notre site est un écrit commun aux trois groupes d’opposition, « Villenoy en marche vers son avenir », « Villenoy Ensemble » et « Ethique et Liberté d’expression », qui ont élaboré un projet alternatif au groupe scolaire proposé sur le site de l’ex-sucrerie.

QUELLES ECOLES à VILLENOY DEMAIN ?

La majorité municipale, pour faire face aux besoins d’accroissement de l’offre scolaire se propose de réaliser un groupe scolaire regroupant l’ensemble des écoles sur le site de l’ex-sucrerie. Est-ce bien judicieux ?

Pour nos trois groupes de l’opposition, qui n’ont pas été associés à la réflexion, à croire que le projet a vocation d’être utilisé en vue de la prochaine campagne électorale, c’est le type même de la fausse bonne idée :

    • Aspect pédagogique : regrouper l’ensemble des écoles et réunir sur un même lieu 600 élèves est une vraie erreur, tous les professionnels le confirment. Plus les structures sont importantes, plus il y a risque de problèmes.
    • Sécurité sanitaire : le site n’est pas particulièrement approprié : pollution des sols, même si jugée pas alarmante selon les analyses, zone inondable, même s’il est assuré que les constructions seront au-dessus du seuil des crues de 1955, (rappel : le plus haut niveau des eaux connu n'est pas celui de 1955, mais celui de 1910), enfin proximité des silos de sucre (sans oublier ceux pas très loin de Valfrance), même si des avis sont émis pour dire que le site est adapté à l’usage projeté. Les silos, ça veut dire risque d’explosion ! (11 morts à Blaye)
    • Budget : cerise sur le gâteau, un budget très élevé, d’une quinzaine de millions d’€ et un montage financier loin d’être assuré, notamment en ce qui concerne les subventions sollicitées, escomptées pour la moitié des coûts. Quand on sait que l’engagement de l’Etat et des collectivités locales est plutôt à la baisse, on peut s’interroger. Quid alors ? Réduire la « voilure » comme on a pu l’entendre ? Au risque de n’avoir au bout du compte éventuellement qu’une classe supplémentaire ? Et alors tout ça pour ça ? Au risque que seule une partie du projet se fasse ? Au risque d’un coup de massue sur les impôts locaux ?

Au passage, grand questionnement sur les espaces libérés. Mis en vente, tout comme le centre de Brassens, pour en faire des immeubles d’habitation ? Accroissant les besoins de classes, et accélérant le cycle. Quelles conséquences sur l’urbanisation, alors qu’on prétend vouloir la maîtriser ?

D’autres solutions sont possibles. Nos trois groupes proposent un projet alternatif qui s’appuie sur les équipements existants dans le patrimoine communal. Il a, en outre, l’avantage de considérablement réduire les coûts de sa mise en œuvre et de contribuer à la maîtrise de l’urbanisation, car dans ce schéma, aucun espace propriété de la municipalité de la commune n’est vendu.

Ce projet, dans ses grandes lignes, est le suivant :

    • Construction d’une école maternelle en lieu et place du centre Brassens, obsolète et amianté. Dans un cadre particulièrement adapté pour les enfants.
    • Transfert du centre de loisirs sur Mozart,
    • Recentrage de Zola 1 et 2 entièrement dédiés aux classes de primaire.

Pendant les travaux de construction sur Brassens, le centre de loisirs sera transféré dans l’école Zola 1 avec mutualisation des espaces.

Selon une première étude préalable et des estimations que nous avons fait faire, sans, rappelons-le, bénéficier d’une logistique technique comparable à celle dont dispose la mairie, les atouts d’un tel projet ne sont pas des moindres :

Accessoirement, mais cela n’est pas anodin, ce projet préserve le patrimoine communal, meilleur moyen de maîtriser l’urbanisation de notre ville, alors que la conception de la majorité municipale la favorise de fait.

L’école est l’affaire de tous. Nous demandons au maire de ne rien engager d’irréversible avant que toutes les hypothèses n’aient pu être étudiées, leur faisabilité et leur bien-fondé avérés et les impacts financiers pesés.

En attendant, les groupes d’opposition voteront contre toutes les délibérations concernant le projet de groupe scolaire.