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Feue la SPL !

publié le 16 févr. 2016 à 22:20 par Villenoy Avenir
Au conseil municipal du 8 décembre 2015, il a été annoncé, ce que nous pressentions de longue date, la fin programmée de la SPL (sigle de Société Publique Locale).

De quoi s’agit-il au juste, quelle est l’origine de la SPL et quels étaient ses objectifs ? Petit retour historique.

Lors du précédent mandat, sous la houlette de son maire, Roger Paoletti et sous l’impulsion de son DGS, André Esmery, la municipalité avait créé en partenariat avec notre voisine Chauconin-Neufmontiers, une société publique locale devant permettre aux deux communes d’assumer pleinement leur rôle.

D’une part, en matière d’urbanisme, elle était destinée à avoir la maîtrise de programmes immobiliers d’envergure limitée sur des parcelles de terrain dont les villes étaient propriétaires, avec pour objectifs le pilotage du développement d’un habitat maîtrisé, un coût de commercialisation moins élevé que les prix de marché bénéficiant alors aux acquéreurs (pour preuve, le succès immédiat de la commercialisation du programme Villanova, avec nombreux acquéreurs résidant déjà à Villenoy) et, last but not least, des retombées financières positives pour la commune, que se mettent habituellement les promoteurs dans leurs poches.

Subsidiairement, la SPL était aussi un moyen de faire obstacle aux ambitions de la CAPM, avide de s’arroger la quasi-totalité des prérogatives des communes, progressivement réduites à la portion congrue si l’on n’y faisait pas attention. En lui confiant des activités existantes (bibliothèque, plus largement tout ce qui est du domaine de la culture) ou à venir (création de la micro-crèche), on assurait le maintien de ces services au giron communal.

Avec l’élection de la liste Venries, le nouveau maire, pourtant gérant de la SPL, et ce en dépit de la réussite de la SPL, qui n’a à l’évidence pas intégré cet aspect des choses, a immédiatement mis en doute l’utilité de la SPL. Il s’est donc employé à la vider progressivement de sa substance au point qu’aujourd’hui il est en effet en situation de pouvoir dire qu’elle n’a plus de raison d’être.

Est-ce cette attitude de défiance qui a conduit la municipalité de Chauconin à renoncer à un programme prévu sur son territoire dès la création de la SPL ? Certes, nul ne peut être aussi affirmatif, mais permettez-nous de penser que l’approche de la nouvelle équipe villenoyenne n’est sans doute pas totalement étrangère à la décision de la municipalité de Chauconin.

Dès lors, plus de projet à Villenoy (la résidence séniors que nous avions à notre programme ne verra assurément jamais le jour), projet abandonné à Chauconin et perte de confiance entre les deux partenaires, oui, tout a été fait pour saborder la SPL.

Reste que, selon ce qui a été dit au dernier conseil municipal, des frais avaient été engagés sur l’opération qui aurait dû se faire à Chauconin, frais d’études, honoraires, et que cette liquidation devrait donc se solder par un « bouillon » financier.

D’autant plus important pour notre commune que dans la SPL, Villenoy est engagée à 80 % contre 20 % à Chauconin, répartition convenue à l’origine, car le premier programme à voir le jour s’est fait à Villenoy (Villanova). La quote-part aurait normalement dû passer à 50/50 avec la montée en charge sur Chauconin.

Reste qu’avec la suppression de la SPL, la mairie se prive d’un outil, qui, bien géré et bien exploité, était non seulement un outil donnant à la mairie des possibilités plus grandes de maîtriser le développement urbain, mais aussi une source de recettes lui permettant de réaliser des investissements d’avenir correspondant aux besoins de notre ville. Quel gâchis !

Comme le montrent les retombées de l’opération Villanova, ou du moins comme elles devraient le montrer, car la commission financière ne se réunit pas et n’a donc pas de chiffres portés à sa connaissance, pas plus que le conseil municipal, pas plus informé à ce jour du bilan financier de cette opération.

Il n’est pas interdit de penser que le résultat n’est pas étranger au fait que la municipalité ait traversé ces derniers mois sans les affres de la trésorerie dont elle ne cessait pourtant de se plaindre, alors même qu’elle n’a pas encore perçu de recette sur l’eau par suite du retard de la facturation après la délégation consentie à la Nantaise des Eaux.
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