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PAN sur le BEC !

publié le 18 janv. 2018 à 23:17 par Villenoy Avenir
Lors de ses vœux du vendredi 12 janvier 2018, le maire, c’est de bonne guerre, s’est auto-délivré les habituels satisfecit qui sont monnaie courante et prétexte à une telle manifestation.

Nous retiendrons notamment, qu’en écho sans doute à nos différents articles de 2016 et 2017 sur le départ d’une de nos médecins généralistes intitulés "Villenoy, désert médical » (juin 2016),  "La fatalité ce n’est pas inéluctable" (octobre 2016), "La fatalité ce n’est pas inéluctable, bis" (juin 2017), le maire affirme que Villenoy n’est pas un désert médical.

 A l’appui de ses dires, il égrène la liste des spécialistes implantés notamment sur le pôle médical (merci à la municipalité précédente d’avoir eu l’initiative de la création de ce pôle santé). Tout juste consent-il, du bout des lèvres, qu’en effet un seul médecin généraliste pour une population de 4 600 habitants c’est un peu short ….

C’est précisément le problème, monsieur le Maire ! Ce n’est pas en noyant le poisson avec votre amalgame entre spécialistes et généralistes que vous allez évacuer la réalité qui n’est autre que celle-ci : aussi bien intentionnée soit-elle, Madame Ferrandi ne peut que demander à tout nouveau patient d’aller se faire soigner ailleurs, ses journées, comme tout un chacun ne faisant que 24 heures.

Bon gré, mal gré, de nombreux Villenoyens sont donc obligés d’aller voir à Meaux ou ailleurs si un autre médecin généraliste a la possibilité de les inclure dans sa patientèle. Sans parler que, devant l’extrême difficulté de trouver un remplaçant, il arrive que le cabinet médical de Villenoy soit fermé à certaines périodes.

Peut-on dès lors, droit dans ses bottes, affirmer que Villenoy n’est pas devenu un désert médical en matière de médecine générale, base de notre système de soins ? Pan sur le bec, monsieur le Maire, vous auriez été inspiré de ne pas vous lancer des conclusions hasardeuses, contredites par la réalité de tous les jours.

Alors, certes, la question est difficile et n’est a priori pas du ressort d’une municipalité. Quoique ….

La question des « déserts » médicaux se généralisant, nombre de communes ont pris le problème à bras-le-corps et décident d’ouvrir des centres de soins regroupant toute une série de disciplines, spécialistes de tous genres et généralistes confondus. Nous avons eu ainsi l’occasion de développer à deux reprises l’exemple de la ville de Lieusaint, particulièrement volontariste.

D’autres communes, aux moyens plus limités, ont cependant fait des démarches pour attirer des médecins sur leur territoire, y compris par voie de presse. Pas toujours avec succès, mais au moins ont-elles pris le taureau par les cornes.

Que fait la municipalité de Villenoy, à part se fendre d’un fatalisme désarmant mais surtout significatif d’un fatalisme de mauvais aloi (« Qu’y pouvons-nous ? »), voire se lancer maintenant dans des considérations à l’opposé de la réalité (« Villenoy n’est pas un désert médical ») ?

Ce n’est pas ainsi, en restant les bras croisés, que tombera du ciel le « remède » à cette pénurie de médecine générale sur notre commune. Qui plus est l'environnement désastreux des abords des cabinets médicaux, franchement « dégueulasse » (deux blocs de béton qui trônent depuis plus de 6 mois, murs crasseux, ancien local plombier abandonné sur lequel il y a une vue déplorable), tout concoure à donner une image négative du secteur. Un jeune médecin découvrant cet ensemble n’aspirerait qu’à prendre ses jambes à son cou !

Quelles démarches la municipalité a-t-elle faîtes auprès du propriétaire du local précédemment loué par Madame Pottin pour voir quels aménagements seraient susceptibles d’attirer un candidat potentiel ? 

Quelles études de la mairie pour mettre à disposition d’un médecin qui accepterait de venir sur Villenoy un local municipal à des conditions incitatives (pourquoi pas à la Maison des cérémonies ? Ou dans l’ancienne mairie ?)

De simples pistes, peut-être, mais en tout les cas la marque d’une volonté d’agir et d’apporter sa pierre à la recherche d’un second médecin généraliste sur notre commune, ce qui ne serait pas un luxe et qu’appelle d’ailleurs de ses vœux celui installé à Villenoy, car il doit se sentir bien seul …..

Pour que Villenoy puisse être un peu moins un désert médical et ses habitants se faire soigner sur place et non dans des communes avoisinantes, déplacements pénalisant en tout premier lieu les personnes âgées et dépendantes, soit justement celles qui ont besoin d’un médecin de famille à leur porte. 
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