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Isles-lès-Villenoy : 35 M€ investis pour recycler les terres polluées du BTP

publié le 28 août 2016 à 06:10 par Villenoy Avenir

Nous reproduisons ci-dessous cet intéressant article publié le 12 juillet dans « Le Parisien ».

 Illustration. Terzéo s’installera sur l’ancienne friche industrielle de la sucrerie de Villenoy, à Isles-lès-Villenoy, polluée et à l’abandon depuis 10 ans. (DR/Terzéo)

Savez-vous ce que deviennent les milliers de m3 de terres évacuée pour construire logements et autre parking ? Les sols issus des chantiers du BTP sont aujourd’hui enfouis dans les décharges sans autre forme de traitement car elles sont dites « polluées ». Un procédé qui peut sembler aberrant lorsque l’on sait que les entreprises d’Ile-de-France sont obligées d’acheter 45 % des terres dont elles ont besoin pour construire dans des carrières en province. 

Mais une idée innovante va changer la donne d’ici deux ans à Isles-les-Villenoy, dans le Pays de Meaux. La société Terzéo compte dépolluer les sols issus des chantiers et les valoriser à 75 % en les transformant en granulats naturels, qui pourront être réutilisés dans de nouvelles constructions. Terzéo a été créée par deux entreprises de travaux publics, Clamens, à Claye-Souilly et Cosson, dans le Val-d’Oise. Elle traitera 200 000 t par an de terres polluées.

« Nous travaillons à ce projet depuis cinq ans », souligne Amaury Cudeville, président de Terzéo et responsable de développement chez Clamens. Il souligne un paradoxe : « le terrassement alimente les décharges alors qu’on ouvre des carrières pour alimenter les chantiers ». Voilà pourquoi la structure qu’il préside « s’inscrit dans l’économie circulaire et les circuits courts ».

L’occasion pour nous d’un flash-back. C'est un projet qui a été monté en 2011, instruit et ficelé par l'ancienne équipe municipale de Villenoy, avec Roger Paoletti comme maire, André Esmery comme Directeur Général des Services et Michel Desangin comme responsable de l’urbanisme.

Le DGS et l’adjoint en charge de l’urbanisme sont allés plusieurs fois à la DDE présenter et défendre ce projet, conjointement avec le maire d 'Iles-les-Villenoy.

Le maire et le DGS sont allés négocier au Ministère le reclassement de certains bassins "en terrain de sports" dès la remise en terre non polluée, et accès avec rond-point à la Croix.

Le responsable de l’urbanisme et l’employé de la mairie affecté à cette mission sont allés à Melun présenter les permis des différents projets et tranches de travaux ainsi que la remise en état des terres propres.

Le dossier complet était terminé avant la fin du mandat. Il était quasiment bouclé, ne restaient plus que les autorisations à obtenir auprès des hautes instances nationales. Que de temps passé par l’équipe alors en place !

Ajoutons qu’il était même prévu de déplacer les terrains de foot et de construire un collège en fin de mandat si notre équipe qui s’est présentée aux côtés d’André Esmery aux élections de 2014 avait été portée à la mairie pour poursuivre dans la continuité le travail entrepris au cours des deux mandats précédents.

Les nouveaux terrains de foot et dépendances auraient en effet été financés en grande partie, par cette opération et les terrains libérés auraient permis la construction du collège ou, à défaut, le regroupement de l'ensemble des écoles villenoyennes (en effet, l’implantation d’un collège sur le territoire d’une commune dépend en dernier ressort de l’accord du conseil départemental qui statue sur le bien-fondé de la demande).

Il est tout à fait regrettable que ce projet initialement prévu à Villenoy ait été confié à Isles-les- Villenoy. Effectivement la mairie avait négocié avec Clamens à l'époque, et l'installation sur notre commune devait permettre la création d'emplois sur notre ville, une offre forcément attractive pour ses habitants.

La négociation portait aussi sur la construction de terrains de foot entièrement financée par Clamens et la libération des installations actuelles avec des destinations diverses. Car, au-delà de la surface qui se serait libérée il ne faut pas oublier que la mairie avait acquis le terrain mitoyen au stade.

Enfin, last, but not least, une fois le projet terminé, intervenait la rétrocession des terrains complètement aménagés à notre goût, terrains plantés et bassins comblés.

Il convient de souligner que ce projet avait été soutenu et approuvé par la précédente équipe dirigeante dont le premier maire adjoint n'était autre que le maire actuel, après avoir obtenu des garanties quant au respect des dispositions réglementaires en matière de protection et de préservation de l'environnement, ainsi que sur l'impact découlant des rotations des poids lourds par un aménagement routier idoine.

Une fois encore la mairie fait preuve de manque de visibilité pour l'avenir de la commune, erreur de plus, tout comme le fait qu'elle n'ait pas préempté lorsque le terrain mitoyen du complexe tennis et la maison ont été mis en vente. Ce qui aurait également laissé des perspectives intéressantes dans cet environnement.

No comment.......!

C’est donc peu dire que c’est avec la fierté du devoir accompli que nous prenons connaissance de cet article, car, si le projet se réalise, bien que Villenoy en dehors du coup, ce sera aussi un peu l’aboutissement de quelque chose que ceux d’entre nous aux affaires de la mairie à cette époque ont cherché à réaliser.

Cela mérite bien qu’un coup de chapeau soit donné à André Esmery, tant décrié par la nouvelle municipalité, à son maire d’alors, Roger Paoletti, qui, comme pour le rachat du site de la sucrerie, n’avait pas son pareil pour porter des projets d’avenir, et à Michel Desangin, alors en charge des questions d’urbanisme, particulièrement impliqué dans ce dossier.

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