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Voeux du Maire

publié le 8 févr. 2016 à 22:18 par Villenoy Avenir
    
Vous trouverez ci-dessous la lettre que Gérard Rundstadler, conseiller municipal sur la liste « Villenoy Marche vers son Avenir » a adressée à Michel Venries, suite aux vœux du maire qu’il a présentés pour 2016.

Vœux qui ne pouvaient que nous faire réagir !

« Monsieur Le Maire,

Pour avoir pour la toute première fois depuis cette nouvelle mandature participé à votre cérémonie des vœux, j’en suis revenu en toute franchise avec un réel désappointement. Je m’attendais à un tout autre exposé teinté de détermination d’aller de l’avant, d’annonce de quelques réalisations innovantes à défaut impératives dont certaines sont en gestation depuis bien de nombreuses années, je n’en citerai 
qu’une, le plan triennal de voirie …   

A côté de cela, vous vous êtes attaché et époumoné (les deux tiers de votre discours) à nous dépeindre des lendemains des plus sombres découlant d’une situation financière fragilisée depuis l’érosion des aides de l’Etat, du Conseil Départemental et non plus du Conseil Général comme vous l’avez pu l’énoncer. Qu’on se le dise, toutes les communes de France et de Navarre se trouvent sur ce même pied d’égalité, c’est un fait ! Mais doit-on pour autant glisser dans la neurasthénie et attendre les bras croisés des jours meilleurs ? Certaines communes avoisinantes ont un champ de vision tout autre, tourné vers des projets porteurs mais eux ont « des sous »

Entre autre, je récuse fermement les artifices employés lors de votre présentation faisant porter le déficit de vos investissements sur les autres. Il n’est jamais très élégant de faire porter le chapeau à son voisin pour se justifier. Que le déficit du musée de la grande guerre s’avère être « faramineux » terme employé, qu’on ait anticipé les rentrées fiscales du PAPM sans en percevoir les dividendes instaurant de ces faits une  taxe d’habitation pour les propriétaires du bassin meldois, en passant par la fermeture du guichet « grandes lignes » de la SNCF, de la fermeture le lundi du bureau de poste de Villenoy tout ce chapelet de récriminations n’ont pu concourir à fortifier et à accréditer un bilan communal qui, à ce jour, se limite à peu de choses.

Vous dénoncez les dérives budgétaires de la CAPM mais je suis navré de vous rappeler que votre position et votre statut de vice-président de la CAPM ne vous permettent pas de vous en dédouaner, vous en êtes l’un de ses rouages. Il ne suffit pas de manifester son opposition lors du vote en séance plénière il vous faut alors avoir le courage d’aller au-delà en un mot d’abandonner votre fauteuil dès lors que vous ne partagez pas les orientations communautaires c’est du moins la position que j’adopterais.   

Même si comme vous nous l’avez annoncé, les investissements à venir découleront des travaux de la commission finances et des ressources qu’elle en dégagera, rien ne laisse augurer un changement radical dans la conduite des dossiers majeurs : voirie, sécurité…

Je vais encore me montrer féroce à votre encontre quand vous avez eu l’indélicatesse de présenter comme une décision personnelle de transférer la salle des cérémonies à l’hôtel de ville. Là, j’ai cru tomber à la renverse. Petit rappel, n’est-ce pas tout simplement une injonction faite par la préfecture de rapatrier les célébrations de mariage à l’hôtel de ville, la maison des cérémonies n’étant qu’un lieu de transition accordé à titre temporaire pendant la réalisation des travaux de la future mairie.

Autre volet, où je ne peux que m’insurger, la présentation du plan d’accessibilité des personnes à mobilité réduite comme étant un souhait de l’équipe de la majorité municipale. NON, Monsieur Le Maire, ce n’est que l’application de la LOI. Faut-il aussi vous rappeler que ces dispositions devaient être réalisées fin 2015 mais reportées à une date ultérieure. Sachez, que je suis profondément remonté car je ne puis tolérer que vous puissiez avoir recours à de telles méthodes.

Il aurait été plus honnête de présenter ces deux points en faisant remarquer que vous mettiez tout en œuvre pour répondre à ces obligations législatives voire réglementaires cela m’aurait sans aucun doute assagi.

Quant aux précisions entourant le retrait de la croix du calvaire, la touche humour-satirique employée n’était pas en la circonstance très judicieuse fort heureusement non reprise le lendemain lors des vœux à la population (présence de Monsieur le curé du village).

En espérant que ma mauvaise humeur de grincheux invétéré ne s’estompe dans les heures, voire les semaines à venir, je vous prie de croire, Monsieur Le Maire, à mes, néanmoins, respectueuses salutations. »
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