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NOS LECTEURS REAGISSENT !

publié le 11 juil. 2017 à 22:41 par Villenoy Avenir

A la suite de notre dernier article "La fatalité ce n’est pas inéluctable (bis)", lui-même dans le prolongement de toute une série de parutions traitant de la même problématique ("Villenoy, désert médical", juin 2016, "La fatalité ce n’est pas inéluctable", octobre 2016, "Quels commerces et services demain à Villenoy", octobre 2016, "Quel avenir pour le bureau de Poste de Villenoy ?", mars 2017, plusieurs de nos lecteurs nous ont fait part de leurs réactions. 

L’un d’eux résume son sentiment en nous disant que l’article est très intéressant et tellement juste.

Un autre de nos lecteurs estime qu’une protestation virulente des élus aurait pu faire reculer la Direction de la Poste, quand elle a décidé de fermer le bureau de Villenoy le lundi. Mais cela n’a pas été le cas, alors que d’autres communes ne se sont pas laissé faire et ont gagné (Trilport, Quincy-Voisins ….).

Le prédécesseur de Michel Venries, Roger Paoletti, rappelle que la Poste voulait déjà quitter Villenoy il y a quelques années. Les réactions virulentes de la municipalité dont il était aux commandes, au plus haut niveau, l’avaient fait reculer. Elle a simplement abandonné le logement au-dessus du bureau de poste, que la commune a aussitôt reloué.

Enfin, André Esmery, le DGS de Roger Paoletti et tête de notre liste « Villenoy en marche vers son avenir » aux dernières élections municipales, aujourd’hui DGS de Dammartin-en-Goële nous donne ce nouvel exemple complétant de celui de Lieusaint que nous citions : à Dammartin, il est aussi réalisé un pôle de santé avec 26 praticiens, avec un montage purement municipal. Bref commente-t- il, oui c’est possible d’avoir une action sur le devenir d’une commune avec un peu de volonté …..

Nous répétons, et le déplorons vivement, nous ne voyons pas dans l’équipe municipale en place et tout particulièrement chez le maire, cette volonté de prendre le taureau par les cornes en s’abritant derrière un fatalisme ne pouvant que constater les dégâts au lieu d’essayer de trouver des parades.

Au moment où nous écrivons ces lignes, vous pouvez lire sur la devanture de notre boulangerie un panneau annonçant la fermeture définitive pour la mi-juillet. Néanmoins un repreneur serait susceptible de prendre la suite à partir d’août, voire en septembre seulement.

Acceptons-en l’augure, car cette fermeture survient deux mois à peine après celle de la boucherie, qui n’avait déjà pas pu assurer une ouverture aux dernières fêtes de fin d’année. 

Est-il envisageable en effet qu’une commune de près de 4 500 habitants, après n’avoir plus qu’un seul médecin généraliste, puisse ne plus avoir de boucherie et maintenant de boulangerie ?

Certes, la supérette du Proxi assure un dépôt de pain, mais aurait-elle la capacité de fournir le pain pour toute la population ? Rien n’est moins sûr. Sans compter qu’un service de dépôt de pain ne peut évidemment couvrir toutes les prestations d’une boulangerie en bonne et due forme.

Bref, même si repreneur de la boulangerie il y a, la spirale négative justifie à notre sens que la commune intervienne et s’implique pour essayer de faire revenir chez nous des praticiens, des artisans et des commerçants pour remplacer ceux qui sont partis. Pour que commerces de proximité, services et artisans s’implantent de façon durable sur notre ville.
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