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Quels Commerces et Services demain à Villenoy ?

publié le 1 nov. 2016 à 23:01 par Villenoy Avenir
A la suite de notre article "Villenoy, nouveau désert du Pays de Meaux ?" nombre de nos lecteurs, s’interrogeant sur le sens de nouvelles constructions sur Villenoy, se demandent en effet qui voudrait s’installer dans un endroit où il n’y aurait ni médecin, ni commerces ?

Remarques pertinentes, qui ont le mérite de mettre en perspective l’urbanisme à venir dans notre ville au moment où a été engagée une modification du PLU (plan local d’urbanisme). Dans le même temps on ne peut que constater des signaux inquiétants concernant le maillage des commerces et des services sur notre commune : départ d’un médecin généraliste sans relève, fermeture de plusieurs commerces de proximité, dont la boulangerie, sans que l’on ne sache encore s’ils seront remplacés.

Interrogations que nous partageons et que nous mettons en débat sur notre site au travers de plusieurs de nos publications.

Ce que nous reprochons à la mairie en place, ce ne sont pas ces mouvements sur lesquels elle n’a évidemment aucune prise, mais c’est de faire état d’un fatalisme désabusé, sans s’interroger sur les actions qu’elle pourrait activer pour  inverser cette spirale négative.

Nous avons montré, exemple à l’appui (cf notre dernier article intitulé "La fatalité, ce n’est pas inéluctable ?"qu’une commune peut agir dès lors qu’elle en a la volonté et s’en donne les moyens. Pour le moins, cela serait un déclic, ne pas rester les deux pieds dans le même sabot,  aller, peut-être, vers une alternative.

Nous souhaiterions que nos réflexions partagées par de nombreux Villenoyens et Villenoyennes, soient l’amorce de cette prise de conscience.

Sur le second aspect soulevé par nos lecteurs, savoir l’autorisation de nouvelles constructions, nous aborderons les sujets d’urbanisme au travers d’une publication spécifique d’ici quelques jours. D’ores et déjà nous pouvons apporter l’éclairage suivant :

Le législateur a, au cours de ces dernières années, voulu favoriser la densification . On peut partager cette directive ou au contraire y être opposé mais elle est inscrite dans le marbre. On peut aussi s’interroger sur une telle volonté qui s’appuie toutefois sur des considérations objectives :

·         raréfaction du foncier,

·          extension galopante des villes par un habitat individuel s’apparentant souvent à du HLM horizontal.

Nous ne pouvons pas occulter dans notre exposé l’une des conséquences désastreuses découlant de ce galop frénétique à la construction, le surendettement des ménages. Laisser germer dans les esprits  que le « Devenez propriétaire de votre appartement » est désormais à la portée des bourses les plus fragiles est une tromperie monstrueuse et dévastatrice.

Pour ce faire, combien de ménages n’ont eu d’autre choix que de »s’exiler » dans les périphéries, mal ou peu desservies par les transports en commun, sans commerces de proximité. D’où l’achat d’un second véhicule, des frais supplémentaires et des risques de se retrouver sur la paille.

Voilà pour les données expliquant la volonté de densification : arrêter l’étalement des villes, ne pas favoriser l’émergence de situations difficiles quand elles ne sont pas dramatiques, résultat d’une politique prônant le tout habitat individuel.

Serions-nous dès lors devenus les otages d’une situation devant laquelle nous ne pouvons plus inverser les données et, les dès étant jetés, les maires n’ont-ils pas d’autre choix que de faire appliquer la loi, sans possibilité d’agir sur le développement urbain de leur commune ?

S’ils se doivent de se soumettre aux dispositions contenues notamment dans le Code de l’Urbanisme, ils disposent également d’un autre outil qu’est le PLU leur permettant de redéfinir, voire tempérer certaines règles à la construction notamment sur :

·         la hauteur des bâtiments,

·         le nombre de parkings, y compris les emplacements pour visiteurs. ayant un impact sur les mètres carrés constructibles

Quoiqu’on en pense, les maires conservent jusqu’à présent leurs prérogatives en matière d’urbanisme. Ils avalisent ou non les demandes de construction qui leur sont soumises. Mais le danger est encore à venir avec les mégas communautés d’agglomération, plus de 100 000 habitants, où le Plan d’Urbanisme deviendrait Intercommunal. Le maire d’une petite commune se verra imposer des réalisations qu’il ne pourra plus rejeter après l’acceptation du projet par le Conseil Communautaire.

N’anticipons pas et restons sur la question du jour. La modification du PLU, dont l’enquête publique s’est terminée le 7 octobre, va déboucher sur une consultation du conseil municipal en vue de son adoption. A notre humble avis, le PLU en discussion va plutôt dans la bonne direction en formulant des règles restreignant la densification (hauteur des bâtiments, place de parkings pour les visiteurs). Même si nous avons d’autres interrogations sur le PLU en cours de modification.

Un sujet et un thème qui méritent à eux-seuls une analyse spécifique, que nous menons parallèlement, et qui fera l’objet d’une publication prochaine.

Cela n’enlève rien à la remarque de nos lecteurs qui s’interrogent d’autant plus sur la diminution des commerces et professions libérales sur Villenoy. Ils se demandent, à juste titre, face à cette désertification des services quelles seront les personnes susceptibles de s’installer sur notre commune, quand bien même l’offre de logements serait étoffée.

Reste certes la proximité de Meaux et de sa gare permettant, avec les trains directs de relier Paris en moins d’une demi-heure. La densité des centres commerciaux de périphérie est sans aucun doute un facteur non négligeable. Cependant, ils ont raison de souligner que les commerces et services sur la commune où l’on choisit d’habiter ont aussi leur importance.

Nous en sommes convaincus, encore faut-il que la mairie en soit aussi convaincue : nous nous y employons en lui traçant des pistes de réflexion!

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